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vulnérabilités informatiques préférées des attaquants

Société d'Infogérance Top 10 des vulnérabilités informatiques préférées des attaquants

Top 10 des vulnérabilités informatiques préférées des attaquants

Une grande partie des cyberattaques repose encore sur des failles connues et non corrigées. Mots de passe faibles, applications web mal sécurisées, correctifs absents ou mauvaises configurations cloud : ces vulnérabilités font partie des cibles favorites des attaquants. Pour les entreprises, comprendre est un prérequis pour protéger son système d’information et ses données. Jesto, entreprise d’infogérance informatique à Paris, passe en revue les vulnérabilités informatiques les plus exploitées et les bonnes pratiques pour les prévenir. 

Qu’est-ce qu’une vulnérabilité informatique?

Une vulnérabilité informatique est une faille ou une faiblesse dans un système qui peut être exploitée par des attaquants pour compromettre sa sécurité. Ces points faibles peuvent exister dans le code, la conception, l’implémentation ou même dans les processus opérationnels.

Les correctifs de sécurité ont un rôle fondamental dans la protection des systèmes. Ils sont conçus pour remédier aux vulnérabilités identifiées, fermant ainsi ces accès potentiels aux cybercriminels. Négliger l’application de ces correctifs revient à ignorer délibérément un risque connu.

Les 10 vulnérabilités informatiques préférées des attaquants

Les attaquants, comme tout professionnel, ont leurs « outils » de prédilection. Voici les 10 vulnérabilités qu’ils exploitent le plus fréquemment.

  1. Logiciels obsolètes et non corrigés

Les logiciels non mis à jour sont l’une des portes d’entrée favorites des attaquants. Les éditeurs publient régulièrement des correctifs pour combler les failles de sécurité découvertes. 

Quand ces mises à jour ne sont pas appliquées, c’est comme si vous laissiez la porte grande ouverte à des visiteurs indésirables. Le cas de l’exploit EternalBlue, qui a permis la propagation du ransomware WannaCry en 2017, est un exemple d’une attaque massive rendue possible par des systèmes non corrigés.

  1. Mauvaise configuration des systèmes

La sécurité d’un système dépend autant de sa conception que de la façon dont il est configuré au quotidien. Avec des environnements IT de plus en plus riches (serveurs, cloud, outils collaboratifs, accès distants…), il suffit parfois d’un simple réglage oublié pour ouvrir une porte aux attaquants.

Concrètement, ces failles proviennent souvent de pratiques pourtant courantes :

  • des paramètres par défaut laissés en place après l’installation,
  • des services ou ports activés alors qu’ils ne sont pas utilisés,
  • des droits d’accès trop larges accordés par facilité,
  • une segmentation réseau inexistante ou mal définie.
  1. Mots de passe faibles et authentification insuffisante

Les mots de passe continuent d’être l’un des premiers points d’entrée utilisés par les attaquants, malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation. Par habitude ou par souci de simplicité, des identifiants trop courts, prévisibles ou réutilisés sont encore largement utilisés en entreprise.

Dans ces conditions, les attaques par force brute ou par dictionnaire deviennent redoutablement efficaces : quelques minutes suffisent parfois pour compromettre un compte exposé. L’absence d’authentification multifacteur renforce encore cette vulnérabilité, en laissant un seul élément, le mot de passe, protéger l’accès aux systèmes et aux données.

  1. Absence ou mauvaise gestion des privilèges d’accès

Le principe du moindre privilège est simple : chaque utilisateur ne devrait avoir accès qu’à ce dont il a réellement besoin. Pourtant, dans de nombreuses entreprises, des droits excessifs sont accordés par commodité ou par oubli.

Ce type de configuration augmente fortement le risque. Si un compte avec des droits étendus est compromis, l’attaquant peut exploiter ces privilèges pour accéder à des données sensibles ou perturber l’ensemble du système.

Pour limiter ce risque, il est essentiel de mettre en place une bonne gestion des identités et des accès (IAM) et de la mettre à jour régulièrement, en suivant les évolutions du personnel et des besoins réels de chaque utilisateur.

  1. Injection (SQL, NoSQL, Command Injection)

Les attaques par injection restent l’une des méthodes les plus redoutables pour compromettre une application. Elles consistent à insérer du code malveillant dans des champs de saisie ou des requêtes, dans le but de manipuler le fonctionnement normal du système.

L’injection SQL, en particulier, est extrêmement dangereuse : elle peut permettre à un attaquant d’accéder à des données sensibles, de les modifier, voire de les supprimer, sans aucune autorisation. Les injections NoSQL ou de commandes présentent le même type de risque sur des environnements moins traditionnels, comme les bases de données modernes ou les serveurs d’applications.

Ces attaques sont souvent prisées par les cybercriminels car elles offrent un impact important avec un effort relativement faible, surtout lorsque les bonnes pratiques de sécurisation des entrées et requêtes ne sont pas appliquées.

  1. Défaillances cryptographiques

La cryptographie est au cœur de la sécurité des données modernes. Malheureusement, les erreurs dans son implémentation sont fréquentes. Par exemple : 

  • Les algorithmes obsolètes rendent les données sensibles facilement déchiffrables.
  • Une mauvaise gestion des clés expose l’ensemble du système cryptographique à des compromissions.
  • Une génération aléatoire insuffisante rend les tokens de sécurité prévisibles. 
  • Des certificats expirés ouvrent la voie à des attaques de type « man-in-the-middle »

Ces faiblesses compromettent la confidentialité et l’intégrité des données, deux piliers fondamentaux de la sécurité informatique.

  1. Interfaces et API non sécurisées

Les API sont désormais au cœur des systèmes informatiques modernes, mais leur sécurité est souvent négligée. Une API mal protégée peut rapidement devenir un point d’entrée pour des attaquants, exposant à la fois des fonctionnalités et des données sensibles.

Parmi les erreurs les plus fréquentes, on retrouve : 

  • l’absence d’authentification solide, 
  • des contrôles d’accès incomplets, 
  • l’exposition d’informations sensibles dans les réponses, 
  • une validation insuffisante des données entrantes.

Chaque nouvelle API déployée sans mesures de sécurité appropriées augmente la surface d’attaque et les risques pour l’ensemble du système.

  1. Exécution de code à distance et vulnérabilités critiques

Les vulnérabilités permettant l’exécution de code à distance (RCE) sont parmi les plus dangereuses. Elles donnent à l’attaquant la possibilité de lancer des commandes sur un système cible, souvent avec les mêmes privilèges que l’application compromise.

Ces failles sont considérées comme critiques et font l’objet d’une attention immédiate de la part des équipes de sécurité, avec des correctifs publiés en urgence. Lorsqu’elles sont exploitées, elles peuvent entraîner la compromission complète d’un système.

Avec l’avènement des agents IA en 2026, de nouvelles formes de RCE sont apparues, notamment via l’injection de prompts malveillants.

  1. Ingénierie sociale et courriels malveillants

Même avec des outils de sécurité performants, le facteur humain reste une cible privilégiée des attaquants. L’ingénierie sociale repose sur ce principe : pousser les utilisateurs à contourner eux-mêmes les protections en jouant sur la confiance, l’urgence ou la curiosité.

Le phishing est la technique la plus courante. Les attaquants créent des messages convaincants qui incitent les victimes à :

  • Révéler leurs identifiants
  • Télécharger des logiciels malveillants
  • Effectuer des actions non autorisées

Ces attaques gagnent en efficacité avec l’usage de l’IA générative, capable de produire des messages très crédibles et personnalisés. Résultat : leur détection devient plus complexe, et la sensibilisation des utilisateurs reste un levier essentiel de la sécurité informatique.

  1. Mauvaise gestion des sauvegardes des données

La dernière ligne de défense contre les ransomwares et autres désastres est souvent négligée. Une stratégie de sauvegarde déficiente peut transformer un incident de sécurité en catastrophe irrémédiable.

Les problèmes rencontrés sont généralement récurrents :

  • Sauvegardes irrégulières ou incomplètes
  • Absence de tests de restauration
  • Stockage des sauvegardes sur le même réseau que les données originales
  • Manque de chiffrement des données sauvegardées

Pour limiter ces risques, la règle 3-2-1 est une référence incontournable : 3 copies des données, sur 2 supports différents, dont 1 hors site.

Comment protéger son entreprise contre ces vulnérabilités?

protections cyber attaque

Se protéger efficacement repose sur une approche proactive et structurée : 

  • Maintenir les systèmes à jour : disposer d’un inventaire clair des logiciels, appliquer régulièrement les correctifs de sécurité et s’appuyer sur des outils d’automatisation lorsque c’est possible.
  • Renforcer les accès : imposer des mots de passe robustes, déployer l’authentification multifacteur, limiter les tentatives de connexion et sécuriser les accès via SSO lorsque cela est pertinent.
  • Surveiller et détecter : centraliser les journaux, mettre en place des alertes sur les comportements suspects et définir des procédures claires de réponse aux incidents.
  • Former les utilisateurs : sensibiliser régulièrement les collaborateurs aux risques, organiser des simulations de phishing et encourager le signalement rapide des incidents.

Sécuriser les sauvegardes : appliquer des stratégies éprouvées (comme la règle 3-2-1), tester les restaurations et protéger les données sauvegardées.

Faites appel à une société d’infogérance informatique comme Jesto

Pour beaucoup d’entreprises, gérer l’ensemble de ces sujets en interne est complexe et chronophage. Faire appel à des experts en sécurité informatique comme Jesto vous permet de piloter la sécurité de manière globale et proactive.

Jesto apporte notamment :

  • Une expertise solide dans la détection et la résolution des vulnérabilités
  • Des processus éprouvés de gestion de la sécurité
  • Une veille technologique constante
  • Un accompagnement personnalisé adapté à votre contexte

Vous souhaitez évaluer le niveau de sécurité de votre infrastructure ? Demandez un audit gratuit auprès des experts Jesto pour tester et identifier vos vulnérabilités et mettre en place un plan d’action adapté.

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