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Mois : février 2026

Ransomware : Quand une simple sauvegarde ne suffit plus

Face à l’explosion des attaques par ransomware, penser qu’une seule sauvegarde peut sauver votre entreprise est une idée dangereuse. Aujourd’hui, ces malwares infiltrent votre réseau pendant des semaines et ciblent aussi vos copies de sauvegarde, les rendant inutilisables le moment venu.

Pour aller au‑delà de la simple sauvegarde et vraiment sécuriser vos données, une infogérance informatique à Paris experte comme celle de Jesto est un atout majeur pour anticiper les risques et réagir efficacement.

Qu’est-ce qu’une attaque par ransomware ?

Un ransomware (ou rançongiciel) est un logiciel malveillant qui chiffre les données d’une organisation, rendant les systèmes inutilisables jusqu’au paiement d’une rançon. Mais la menace a considérablement évolué.

Pourquoi les rançongiciels constituent-ils une menace essentielle pour la cybersécurité moderne ?

Les ransomwares représentent aujourd’hui l’une des menaces les plus redoutables pour plusieurs raisons :

L’impact va bien au-delà de la simple indisponibilité temporaire : les organisations subissent des interruptions d’activité prolongées, avec de lourdes conséquences sur leur réputation, leurs obligations légales et leur survie économique.

Les ransomwares actuels : outils de chiffrement et plus encore

Les attaques actuelles combinent plusieurs méthodes :

C’est pourquoi une simple sauvegarde, même en parfait état, ne suffit plus à protéger une organisation contre la divulgation de données sensibles déjà volées.

Les cibles privilégiées et types de ransomwares

cyber sécurité

Les cybercriminels ne choisissent pas leurs cibles au hasard. Certains secteurs sont particulièrement vulnérables en raison de leur dépendance aux systèmes informatiques et de la valeur de leurs données.

Les secteurs de la santé, de la finance, du commerce de détail, des collectivités locales ou de l’industrie sont souvent ciblés, car une interruption de leurs services peut avoir des conséquences immédiates et graves.

Les ransomwares eux-mêmes ont évolué et prennent différentes formes :

Les stratégies de protection des sauvegardes contre les ransomwares

Aujourd’hui, les stratégies de sauvegarde doivent être repensées pour garantir non seulement la récupération des données, mais aussi leur intégrité.

Les sauvegardes immuables : comment elles changent la donne

Les sauvegardes classiques sont vulnérables, car les ransomwares modernes savent souvent les atteindre. Les sauvegardes immuables sont une solution efficace : une fois les données écrites, elles ne peuvent plus être modifiées ni supprimées pendant une période déterminée.

Cette approche, appelée WORM (Write Once, Read Many), garantit qu’au moins une copie de vos données reste accessible, même si les cybercriminels tentent de compromettre vos systèmes de sauvegarde.

Utilisez la règle 3-2-1-1

La stratégie 3-2-1-1 est l’évolution des bonnes pratiques classiques :

Ce dernier point est essentiel : une sauvegarde déconnectée du réseau ou rendue immuable constitue votre dernière ligne de défense face aux attaques les plus avancées.

Évitez les instantanés de stockage et privilégiez la récupération sur métal nu

Les snapshots de stockage sont pratiques mais restent souvent connectés aux systèmes de production, ce qui les rend vulnérables. La récupération sur métal nu (bare metal recovery) permet, elle, de restaurer intégralement vos systèmes — y compris le système d’exploitation et les applications — à partir de zéro, offrant une sécurité renforcée en cas de ransomware.

Réponses efficaces à une attaque

Se préparer à une attaque est tout aussi important que mettre en place des mesures préventives.

Mesures de sécurité en cas d’attaque par ransomware

Dès la détection d’une attaque, les premières heures sont cruciales :

La rapidité d’exécution de ces étapes peut faire la différence entre un incident gérable et une catastrophe totale.

Gestion de crise et communication : Être prêt avant l’attaque

La communication est un aspect souvent négligé mais indispensable lors d’une attaque :

Restauration rapide des données grâce à des pratiques éprouvées

Pour accélérer la restauration après une attaque, il faut se concentrer sur trois axes :

Chaque minute gagnée dans le processus de restauration peut limiter l’impact sur l’activité et la réputation de l’entreprise.

Faire appel à une entreprise d’infogérance informatique

Les entreprises spécialisées en infogérance informatique apportent plusieurs avantages décisifs :

Le service Jesto comprend des solutions complètes alliant prévention, protection proactive des données et restauration rapide. Notre service de sécurité informatique consiste à évaluer la surface d’attaque de chaque organisation et à mettre en place une stratégie de défense sur mesure, adaptée aux besoins et aux risques de chacun.

Top 10 des vulnérabilités informatiques préférées des attaquants

Une grande partie des cyberattaques repose encore sur des failles connues et non corrigées. Mots de passe faibles, applications web mal sécurisées, correctifs absents ou mauvaises configurations cloud : ces vulnérabilités font partie des cibles favorites des attaquants. Pour les entreprises, comprendre est un prérequis pour protéger son système d’information et ses données. Jesto, entreprise d’infogérance informatique à Paris, passe en revue les vulnérabilités informatiques les plus exploitées et les bonnes pratiques pour les prévenir. 

Qu’est-ce qu’une vulnérabilité informatique?

Une vulnérabilité informatique est une faille ou une faiblesse dans un système qui peut être exploitée par des attaquants pour compromettre sa sécurité. Ces points faibles peuvent exister dans le code, la conception, l’implémentation ou même dans les processus opérationnels.

Les correctifs de sécurité ont un rôle fondamental dans la protection des systèmes. Ils sont conçus pour remédier aux vulnérabilités identifiées, fermant ainsi ces accès potentiels aux cybercriminels. Négliger l’application de ces correctifs revient à ignorer délibérément un risque connu.

Les 10 vulnérabilités informatiques préférées des attaquants

Les attaquants, comme tout professionnel, ont leurs « outils » de prédilection. Voici les 10 vulnérabilités qu’ils exploitent le plus fréquemment.

  1. Logiciels obsolètes et non corrigés

Les logiciels non mis à jour sont l’une des portes d’entrée favorites des attaquants. Les éditeurs publient régulièrement des correctifs pour combler les failles de sécurité découvertes. 

Quand ces mises à jour ne sont pas appliquées, c’est comme si vous laissiez la porte grande ouverte à des visiteurs indésirables. Le cas de l’exploit EternalBlue, qui a permis la propagation du ransomware WannaCry en 2017, est un exemple d’une attaque massive rendue possible par des systèmes non corrigés.

  1. Mauvaise configuration des systèmes

La sécurité d’un système dépend autant de sa conception que de la façon dont il est configuré au quotidien. Avec des environnements IT de plus en plus riches (serveurs, cloud, outils collaboratifs, accès distants…), il suffit parfois d’un simple réglage oublié pour ouvrir une porte aux attaquants.

Concrètement, ces failles proviennent souvent de pratiques pourtant courantes :

  1. Mots de passe faibles et authentification insuffisante

Les mots de passe continuent d’être l’un des premiers points d’entrée utilisés par les attaquants, malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation. Par habitude ou par souci de simplicité, des identifiants trop courts, prévisibles ou réutilisés sont encore largement utilisés en entreprise.

Dans ces conditions, les attaques par force brute ou par dictionnaire deviennent redoutablement efficaces : quelques minutes suffisent parfois pour compromettre un compte exposé. L’absence d’authentification multifacteur renforce encore cette vulnérabilité, en laissant un seul élément, le mot de passe, protéger l’accès aux systèmes et aux données.

  1. Absence ou mauvaise gestion des privilèges d’accès

Le principe du moindre privilège est simple : chaque utilisateur ne devrait avoir accès qu’à ce dont il a réellement besoin. Pourtant, dans de nombreuses entreprises, des droits excessifs sont accordés par commodité ou par oubli.

Ce type de configuration augmente fortement le risque. Si un compte avec des droits étendus est compromis, l’attaquant peut exploiter ces privilèges pour accéder à des données sensibles ou perturber l’ensemble du système.

Pour limiter ce risque, il est essentiel de mettre en place une bonne gestion des identités et des accès (IAM) et de la mettre à jour régulièrement, en suivant les évolutions du personnel et des besoins réels de chaque utilisateur.

  1. Injection (SQL, NoSQL, Command Injection)

Les attaques par injection restent l’une des méthodes les plus redoutables pour compromettre une application. Elles consistent à insérer du code malveillant dans des champs de saisie ou des requêtes, dans le but de manipuler le fonctionnement normal du système.

L’injection SQL, en particulier, est extrêmement dangereuse : elle peut permettre à un attaquant d’accéder à des données sensibles, de les modifier, voire de les supprimer, sans aucune autorisation. Les injections NoSQL ou de commandes présentent le même type de risque sur des environnements moins traditionnels, comme les bases de données modernes ou les serveurs d’applications.

Ces attaques sont souvent prisées par les cybercriminels car elles offrent un impact important avec un effort relativement faible, surtout lorsque les bonnes pratiques de sécurisation des entrées et requêtes ne sont pas appliquées.

  1. Défaillances cryptographiques

La cryptographie est au cœur de la sécurité des données modernes. Malheureusement, les erreurs dans son implémentation sont fréquentes. Par exemple : 

Ces faiblesses compromettent la confidentialité et l’intégrité des données, deux piliers fondamentaux de la sécurité informatique.

  1. Interfaces et API non sécurisées

Les API sont désormais au cœur des systèmes informatiques modernes, mais leur sécurité est souvent négligée. Une API mal protégée peut rapidement devenir un point d’entrée pour des attaquants, exposant à la fois des fonctionnalités et des données sensibles.

Parmi les erreurs les plus fréquentes, on retrouve : 

Chaque nouvelle API déployée sans mesures de sécurité appropriées augmente la surface d’attaque et les risques pour l’ensemble du système.

  1. Exécution de code à distance et vulnérabilités critiques

Les vulnérabilités permettant l’exécution de code à distance (RCE) sont parmi les plus dangereuses. Elles donnent à l’attaquant la possibilité de lancer des commandes sur un système cible, souvent avec les mêmes privilèges que l’application compromise.

Ces failles sont considérées comme critiques et font l’objet d’une attention immédiate de la part des équipes de sécurité, avec des correctifs publiés en urgence. Lorsqu’elles sont exploitées, elles peuvent entraîner la compromission complète d’un système.

Avec l’avènement des agents IA en 2026, de nouvelles formes de RCE sont apparues, notamment via l’injection de prompts malveillants.

  1. Ingénierie sociale et courriels malveillants

Même avec des outils de sécurité performants, le facteur humain reste une cible privilégiée des attaquants. L’ingénierie sociale repose sur ce principe : pousser les utilisateurs à contourner eux-mêmes les protections en jouant sur la confiance, l’urgence ou la curiosité.

Le phishing est la technique la plus courante. Les attaquants créent des messages convaincants qui incitent les victimes à :

Ces attaques gagnent en efficacité avec l’usage de l’IA générative, capable de produire des messages très crédibles et personnalisés. Résultat : leur détection devient plus complexe, et la sensibilisation des utilisateurs reste un levier essentiel de la sécurité informatique.

  1. Mauvaise gestion des sauvegardes des données

La dernière ligne de défense contre les ransomwares et autres désastres est souvent négligée. Une stratégie de sauvegarde déficiente peut transformer un incident de sécurité en catastrophe irrémédiable.

Les problèmes rencontrés sont généralement récurrents :

Pour limiter ces risques, la règle 3-2-1 est une référence incontournable : 3 copies des données, sur 2 supports différents, dont 1 hors site.

Comment protéger son entreprise contre ces vulnérabilités?

protections cyber attaque

Se protéger efficacement repose sur une approche proactive et structurée : 

Sécuriser les sauvegardes : appliquer des stratégies éprouvées (comme la règle 3-2-1), tester les restaurations et protéger les données sauvegardées.

Faites appel à une société d’infogérance informatique comme Jesto

Pour beaucoup d’entreprises, gérer l’ensemble de ces sujets en interne est complexe et chronophage. Faire appel à des experts en sécurité informatique comme Jesto vous permet de piloter la sécurité de manière globale et proactive.

Jesto apporte notamment :

Vous souhaitez évaluer le niveau de sécurité de votre infrastructure ? Demandez un audit gratuit auprès des experts Jesto pour tester et identifier vos vulnérabilités et mettre en place un plan d’action adapté.